Pourquoi ce registre existe

Quand on parle de «registre des activités de traitement», la moitié des gens imaginent un formulaire de 47 pages en allemand. C'est faux. L'objectif n'est pas bureaucratique — c'est un outil de cartographie. Savoir exactement quelles données vous traitez, pourquoi, comment et pendant combien de temps.

Ce que le registre doit contenir

Six colonnes suffisent pour la grande majorité des associations :

FinalitéCatégories de donnéesPersonnes concernéesDestinatairesDuréeSécurité
Gestion des membresNom, email, adresse, IBANMembres actifsComité, comptableAdhésion + 10 anskDrive chiffré
NewsletterEmail, prénomAbonnésPrestataire envoiJusqu'au désabonnementConsentement documenté
ComptabilitéNom, montants, IBANMembres, fournisseursTrésorier, fiduciaire10 ans (art. 958f CO)Logiciel CH

Ce que vous n'avez probablement pas pensé à inclure

Le registre couvre aussi : les photos d'événements (données biométriques potentielles), les emails avec les membres (données de communication), les logs de votre site web (adresses IP = données personnelles selon LPD).

Format et outil

Un tableur LibreOffice Calc suffit. Évitez Google Sheets — vos données transiteraient par des serveurs américains, ce qui nécessiterait une justification au regard de l'art. 16 LPD (voir T31).

Exercice pratique

À faire maintenant : ouvrez un tableur. Listez en 15 minutes toutes les occasions où votre association collecte des données. Vous avez déjà l'ossature de votre registre. Complétez ensuite colonne par colonne.